20/11/2011 : MEDECINE ORTHOMOLECULAIRE: POUR UN EQUILIBRE ALIMENTAIRE - EL WATAN DU 20/11/2011 - N' 6410 -
Le régime alimentaire est désormais une des priorités des praticiens de la santé.

Pour eux, bien manger est essentiel pour garder la forme et la santé, mais les excès sont aussi néfastes que les privations, et la quantité doit s’allier à la qualité. Les repas doivent être variés et toutes les catégories d’aliments représentées. Ni carence ni excès, tel est le credo des spécialistes.Le diabète, les maladies métaboliques, les maladies cardiovasculaires, qui se multiplient et font des victimes, inquiètent sérieusement. De nouvelles méthodes doivent être adaptées pour faire face et sauver le maximum de sujets à toutes les complications de ces pathologies.

L’introduction de la médecine orthomoléculaire est l’une des solutions que propose la Société algérienne de médecine orthomoléculaire, créée en janvier 2011, à l’initiative du défunt Dr Baba, mésothérapeute et consacré par un de ses proches collaborateurs, le Dr Ilyes Baghli. L’introduction de cette spécialité à travers la formation d’une trentaine de médecins généralistes, explique le Dr Naïli, vice-président de la SANMO, a pu se faire grâce à l’aide de l’ambassadeur d’Autriche en Algérie, Mme Aloisia Worgetter, qui a contribué à la réussite du partenariat avec des spécialistes autrichiens dans la formation continue en la matière. Une formation de cycle court a été organisée en 2009.

Ainsi, d’autres cycles de formation ont été organisés au profit des médecins généralistes, et le dernier en date s’est déroulé les 27 et 28 octobre dernier à Alger : l’objectif du cours, nous explique le Dr Naïli, est d’initier le praticien à la compréhension des grands mécanismes physiologiques et biochimiques de l’organisme. «Le but est de savoir comment les micronutriments sont métabolisés au niveau de chaque cellule et comment leur excès ou leur déficit provoque des désordres physiologiques. On apprendra à reconnaître cliniquement les désordres liés au manque de micronutriments», a-t-il souligné.

Il estime qu’avec ces données de base, «le praticien sera capable de comprendre les mécanismes de la nutrition, quelle est l’alimentation la plus adaptée pour les problèmes de dépression, cardiovasculaires, les problèmes articulaires, les maladies auto-immunes ou les problèmes d’infection chronique». Le Dr Naïli signale qu’au bout de cette formation, le praticien saura faire un bilan de terrain et pourra reconnaître cliniquement les désordres liés aux manques et pourra conseiller une administration appropriée de vitamines, minéraux et oligo-éléments, acides gras essentiels et acides aminés. Une nouvelle formation est prévue pour les 26, 27 et 28 avril 2012 à Alger.

A noter que la médecine orthomoléculaire se propose de soigner les personnes par l’apport optimal de substances naturellement connues de l’organisme, par opposition à l’utilisation de molécules à effets thérapeutiques créées par l’homme. Le terme «orthomoléculaire», créé en 1968 par Linus Pauling, signifie «molécule correcte» au sens «qui n’est pas étrangère au corps humain, qui est biologiquement correcte»,

Contact :www.orthomoléculaire.org.

Djamila Kourta





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