17/09/2009 : LA VITAMINE K
 



La vitamine K est une vitamine liposoluble, synthétisée par les bactéries de la flore intestinale ou provenant de l'alimentation (crudités) et intervenant dans la synthèse de facteurs de la coagulation sanguine et la fixation du calcium dans l'os.

On distingue deux types de vitamine K:

- la vitamine K1
(phyllloquinone, venant d'une synthèse végétale)

- et la vitamine K2
(ménaquinone, résultant de la synthèse bactérienne)
dont les structures et les actions sont différentes.


Découverte de la vitamine K:

Vers la fin des années 1920, un biochimiste danois, Carl Peter Henrik Dam, étudie le rôle du cholestérol en nourrissant des poulets avec une alimentation pauvre en lipides.
Ces animaux souffrent d'hémorragies ne disparaissant pas, même après ajout de cholestérol dans leur alimentation.
Il parrait clair qu'en plus du cholestérol, une autre substance, à effet coagulant, a été retiré des aliments.

Ce composé a été appelé vitamine de la coagulation et reçoit la lettre K
(découverte a été publiée en allemand: Koagulations vitamin).

En 1936, Dam parvient à purifier la vitamine K à partir de la luzerne et sa synthèse chimique a été réalisée en 1939 par Edward Doisy.

Ces deux scientifiques se partagèrent le Prix Nobel de Médecine en 1943 pour leurs travaux sur la vitamine K.


Physiologie de la vitamine K:

La vitamine K est impliquée dans la carboxylation de certains résidus protéiques de glutamates pour former des résidus de gamma-carboxyglutamate, qui sont impliqués dans la fixation du calcium et sont essentiels pour l'activité biologique des 14 gamma-carboxyglutamate connues, qui jouent un rôle dans la régulation de trois processus physiologiques:

- la coagulation ;

- le métabolisme des os ;

- la biologie vasculaire ;


Plusieurs bactéries dont l'Echirichia coli, présentes dans le gros intestin, peuvent synthétiser la vitamine K2 (ménaquinone), mais pas la vitamine K1.


Rôles de la vitamine K:

La vitamine K1 joue un rôle indespensable dans la coagulation sanguine.

Elle intervient dans la maturation des facteurs

- de la voie endogène: facteur IX ;

- de la voie exogène: facteur VII ;

- et du tronc commun: facteurs II et X ;

- mais également des protéines C et S, inhibiteurs de la coagulation
(d'où l'effet paradoxalement pro-thrombotique des médicaments anti-vitamine K dans les premiers jours de traitements, car ces deux protéines ont une demi-vie plus courte que les facteurs de coagulation).


Le foie produit ces facteurs sous forme inactive.

Leur maturation est assurée par une enzyme (la vitamine K carboxylase) dont le co-facteur est l'hydroquinone, la forme réduite de la vitamine K1.

Les résidus glutaminiques (Glu) des protéines sont alors carboxylés en acides gamma-carboxyglutamiques (Gla) qui ont la propriété de fixer le calcium indispensable à leurs acitivté.

De la même manière, la vitamine K2 permet la fixation du calcium (sous forme d'hydroxyaptite) sur l'ostéocalcine, une protéine constitutive des os.

La vitamine K sert d'antidote en cas d'absorption intestinale de mort aux rats chez les humains et les animaux de compagnie.


Apport de vitamine K:

La vitamine K1, qui participe à la coagultation, est apportée par l'alimentation.

On la trouve en particulier :

- dans les légumes verts
brocolis,
chou,
épinard,
laitue

- et dans l'huile de soja.


Une grande partie des apports en vitamine K2, qui participe à l'ossification, est assurée par les bactéries de la flore intestinale.

Cette vitamine est également présente dans
le foie,
le lait,
le fromage,
le yougourt,
et les huiles de poissons.


Les besoins en vitamine K, de l'ordre de 45 ug/j chez l'adulte, sont largement couverts

- par l'alimentation

- et par la secrétion de la flore saprophyte.




Conception : VITAMINEDZ