22/11/2012 : L'heure de notre mort est déjà déterminée par notre ADN - Le midi-libre du 22/11/2012
 Une nouvelle étude indique qu'il
serait possible de prédire l’heure à
laquelle un individu mourra en
analysant les différentes versions d’un
gène en particulier.
Les facteurs génétiques peuvent déterminer
certaines caractéristiques de notre
corps comme la couleur des cheveux, le
groupe sanguin, ou encore la susceptibilité
à développer des maladies particulières.
Mais depuis peu, des chercheurs
américains affirment avoir trouvé un
gène capable de prédire quelque chose de
bien plus sinistre, à savoir l'heure de la
journée à laquelle une personne peut
mourir.
Pour en arriver à une telle conclusion,
les scientifiques ont étudié minutieusement
le génome lié au rythme circadien
et aux habitudes de sommeil de 1.200
personnes âgées de plus de 65 ans et en
bonne santé. Une analyse prévue initialement
pour un programme de
recherche sur le développement des maladies
de Parkinson et d’Alzheimer mais
qui a été élargie après la découverte d'un
gène particulier. Appelé "Périod 1",
celui-ci peut s’exprimer sous deux versions
différentes : avec une base adénine
(A) ou avec une base guanine (G).
De cette manière, un sujet peut présenter
trois combinaisons différentes : AA,
AG ou GG.
Les résultats de l’étude, publiés dans la
revue Annal of neurology, révèlent ainsi
que les individus présentant la variante
du gène à base adénine (AA ou AG) ont
tendance à mourir avant 11 h tandis que
ceux présentant la version à base guanine
(GG) meurent généralement avant
18 h. Par ailleurs, la probabilité que
chacune des combinaisons s’exprime
chez un sujet est de 36% pour le génotype
AA, 48% pour le génotype AG et
seulement 16% pour le génotype GG.
Une découverte
pour améliorer le traitement
des maladies
"Il y a réellement un gène qui prédit le
moment de la journée où vous allez
mourir. Pas la date heureusement, mais
le moment de la journée", indique dans
un communiqué Clifford Saper chef du
département de neurologie au Beth Israel
Deaconess Medical Center (BIDMC) à
Boston. Outre l’aspect insolite que
représente une telle découverte, les
chercheurs espèrent que leur étude va
permettre d’améliorer les traitements de
certaines maladies graves.
"L’horloge biologique interne régit de
nombreux aspects de la biologie et du
comportement humain. Elle influe
également sur le calendrier de graves
événements médicaux, tels les accidents
vasculaires cérébraux et les crises cardiaques",
explique dans un communiqué
Andrew Lim, principal auteur de l’étude
et chercheur au département BIDMC. La
mise en évidence du gène "Period 1"
pourrait permettre au personnel
soignant de déterminer le moment où
les patients doivent prendre leur traitement
afin que celui-ci soit le plus efficace
et la période durant laquelle les
patients doivent être étroitement surveillés.




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